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Article 2.-
Les objectifs de cette Association sont les suivants: LA DÉFENSE DES VALEURS RÉPUBLICAINES ET LA RÉCUPÉRATION DE LA MÉMOIRE HISTORIQUE

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Résumé du Rapport de la Société des Sciences Aranzadi sur les évènements de Pikoketa (1936).

Article publié dans le Diario Vasco le 21/08/2006, en souvenir des fusillés, rédigé par Miguel Usabiaga, neveu de l’une des victimes

Antécédents

À l’occasion de la déclaration réalisée par le Président du Gouvernement Basque, le 10 décembre 2002, concernant les personnes disparues et exécutées durant la Guerre Civile, la Direction des Droits de l’Homme du Département de Justice met en œuvre un Plan destiné aux parents souhaitant réclamer une investigation des faits en recourant à l’intervention des experts de la Société des Sciences Aranzadi.

Ainsi, le 07-11-2004, Lourdes Herrasti (Archéologue), Jimi Jiménez (Archéologue), Iñaki Egaña (Historien) et Fco. Etxeberria (Professeur de Médecine Légale), rencontrent plusieurs parents des fusillés à Pikoketa (Oiartzun) en août 1936, entretien qui est suivi d’une visite des lieux, guidés par Marcelo Usabiaga, qui depuis 1976 s’occupe de la coordination d’un groupe de parents et d’amis, afin de maintenir vivant le souvenir des fusillés à cet endroit. La rencontre s’achève au cimetière de Blaya à Irun, où un hommage est rendu aux victimes.

Information historique

Conformément aux renseignements fournis par Iñaki Egaña, le 11 août 1936, le Colonel Solchaga, Chef des forces insurgées, ordonne à ses colonnes d’occuper la ligne Aia-Erlaitz-Pagogaña, marquant ainsi le début de l’offensive fasciste. Les jours précédents, l’armée de Solchaga avait reçu de nouveaux renforts et l’important appui de nouvelles pièces d’artillerie. Le Colonel Joaquín Ortíz de Zárate reçoit l’ordre de s’emparer des positions occupées par une restreinte avant-garde républicaine, dont les forces principales se trouvaient retranchées dans le Fort d’Erlaitz. L’assaut fasciste contre l’avant-garde républicaine, qui ignorait leur nombre réduit, se produit avec tous ses effectifs.

La position de Pikoketa, défendue par quinze miliciens, est ainsi attaquée. La ferme Pikoketa disposait d’une mitrailleuse, car se trouvant dans la position la plus avancée des miliciens et à partir de laquelle ils pouvaient surveiller et harceler l’ennemi assez facilement. En cette matinée du 11 août, les miliciens s’apprêtaient à prendre leur petit-déjeuner quand, soudain, à travers le brouillard qui entourait le site, surgissent plusieurs rafales de mitrailleuse, marquant l’assaut des troupes fascistes.

Des quinze jeunes qui défendaient la position, deux seulement réussissent à s’échapper : Alejandro Colina et Patxi Arocena. Les autres sont faits prisonniers et fusillés aussitôt, contre les murs de la ferme. Neuf jeunes volontaires, dont le plus âgé avait 25 ans et le plus jeune 17 ans, aux côtés de quatre carabiniers, firent ainsi honneur à leur engagement révolutionnaire et, dans le cas des agents, à leur loyauté républicaine: Mertxe López Cotarelo, Pilar Vallés Vicuña, José María Arruti Idiakez, Victor Genua, Jesús López Casado, Agapito Domínguez, Bernardo Usabiaga Jáuregui, Manuel Justo Alberdi, Miguel López Pascual, et les carabiniers Vicente Argote, Agustín Bermejo, Félix Luz Echeverría et Angel Braña López. Les neuf jeunes fusillés, excepté Víctor Genua, qui appartenait au PNV, étaient tous membres du Parti Communiste.

Tel que mentionné ci-dessus, Marcelo Usabiaga, frère de Bernardo Usabiaga, entreprend en 1976 la tâche de localisation de la fosse dans les alentours de Pikoketa (Oiartzun), grâce aux informations fournies par l’un des résidents de la ferme.

Le 28 juillet 1978, les parents procèdent à l’exhumation des restes de Pikoketa, qui fait l’objet d’une nouvelle dans la presse locale.

nouvelle du journal
nouvelle du journal

Postérieurement, le 2 août 1978, un hommage leur est rendu à l’église d’Irun et ensuite au cimetière de Blaya, de la même ville, où sont déposés les restes humains, récupérés à Pikoketa, dans un panthéon de la Mairie cédé par la Gestora Municipal.

Endroit où ils se trouvent encore aujourd’hui et où chaque année il leur est rendu un modeste hommage (le premier dimanche de novembre).

Tout ce qui précède figure dans le livre «Les fosses de Franco», écrit par Emilio Silva et Santiago Macías, de l’Association pour la Récupération de la Mémoire Historique, publié en 2003.

Emplacement de la fosse

La fosse se trouve à environ 50 mètres de la ferme Pikoketa à Oiartzun, dans un site en pente à l’entrée de la forêt et délimité par une clôture.

Lieu ou esta la fosse

Selon les renseignements fournis par Marcelo Usabiaga, qui a participé directement aux tâches d’exhumation, la fosse, parallèle au versant, avait plusieurs mètres de long. Outre les restes osseux de plusieurs individus, des objets personnels ont également été récupérés (chaussures et pièces de monnaie) et entassés dans un cercueil. D’autres restes, dont leur extraction n’a pas été considérée d’intérêt, sont restés dans la fosse. Aucune identification n’a été réalisée.

Postérieurement, un monolithe cubique de pierre calcaire a été déposé sur la fosse, avec l’inscription suivante: GU SORTU GINEN ENBOR BERETIK SORTUKO DIRA BESTEAK - ERAHILDAKO ASKATASUNAREN ALDEKO BORROKALARIAK, avec un «lauburu» comme anagramme.

 

Monolithe de pierre

 

 

 

 

Sur le panthéon où furent déposés les restes récupérés de Pikoketa figure l’inscription suivante: EN MEMORIA DE LOS FUSILADOS EN PIKOKETA 11 - VIII - 1936, ainsi que leurs noms.

Le tout est dûment enregistré et une copie vidéo est remise, en guise de témoignage, à Marcelo Usabiaga, qui nous a fourni une abondante documentation.

 

Caveau

Signé: Dr. Fco. Etxeberria Gabilondo
Professeur Titulaire de Médecine Légale
Faculté de Médecine et d’Odontologie - Université du Pays Basque
Président du Département d’Anthropologie - Société des Sciences Aranzadi Donostia
San Sebastián, le 15 novembre 2004.

 

Autres liens d’intérêt:

Leandro Agirretxe, 1, Local 4
Centro Cívico Palmera-Montero - 20304 Irun
Tel: 669 075 423