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Article 2.-
Les objectifs de cette Association sont les suivants: LA DÉFENSE DES VALEURS RÉPUBLICAINES ET LA RÉCUPÉRATION DE LA MÉMOIRE HISTORIQUE

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Journées Républicaines sur la mémoire historique à Irun

Affiche des Journées Républicaines sur la mémoire historique

Information dans la presse

Interview à Paco Etxeberria

Le 12 juillet, conférence offerte par Jon Hernandez, intitulée "Irun, République et guerre", au Gaztetxe Lakaxita. Plus d'informations

Le 18 juillet 2006, une conférence de presse a été convoquée pour présenter les Journées Républicaines sur la mémoire historique à Irun.

Le 20 , projection du documentaire “La colonne des 8.000"

Le 21, conférence "Travaux de recherche sur les victimes de représailles à Irun"», offerte par Paco Etxeberria, Professeur de l’UPV (Université du Pays Basque) et médecin légiste de la Société des Sciences Aranzadi, sur les travaux de recherche menés et à mener sur la guerre civile à Irun: Pikoketa, Galdames et autres.

Au cours de la conférence de presse, il a été procédé à la lecture du texte suivant:

JOURNÉES RÉPUBLICAINES SUR LA MÉMOIRE HISTORIQUE À IRUN

L’Association Républicaine d’Irun Nicolás Guerendiain organise le jeudi 20 et le vendredi 21, à 19:30 h, au Centre Culturel Amaia, deux Journées de réflexion et de débat sur la Récupération de la Mémoire Historique à Irun.

1.- La première journée, jeudi 20, il y aura une projection, suivie d'un débat, du documentaire intitulé "LA COLONNE DES HUIT MILLE”.

Ce documentaire raconte les évènements survenus en août 1936 et qui ne figurent pas dans les livres d’histoire. Il est le fruit d’un travail de recherche récent sur des faits ignorés par beaucoup de personnes.

Lorsque les troupes franquistes, formées en colonnes, attaquent Badajoz, de nombreux secteurs de la population civile et habitants de différents villages, par crainte de se faire tuer, décident de prendre la fuite en groupe et arrivent à former une colonne d’environ huit mille personnes, avec l’intention d’atteindre la zone républicaine saines et sauves. Elles sont cependant interceptées et beaucoup d’entre elles perdent la vie, la liberté ou leur famille à jamais.

Un fait historique qui témoigne de la cruauté de la faction «nationale» contre des personnes sans défense.

2.- La deuxième journée, vendredi 21, une conférence intitulée “TRAVAUX DE RECHERCHE SUR LES VICTIMES DE REPRÉSAILLES À IRUN”, sera dispensée par Paco Etxeberria, médecin légiste de l’UPV (Université du Pays Basque) et de la Société des Sciences Aranzadi, expert en fosses communes, qui dissertera sur les cas survenus à Irun.

Tels que, notamment, celui de Pikoketa, où treize miliciens, âgés de 17 à 25 ans, furent fusillés en août 1936 et dont les restes ont été exhumés en août 1978, à la demande de leurs parents.

OBJECTIFS.- Avec ces Journées, l’Association Républicaine d’Irun Nicolás Guerendiain prétend faire connaître et réfléchir sur les évènements survenus dans le cadre de la guerre civile.

Il y a encore aujourd’hui, en effet, des personnes qui ne veulent ni parler, ni raconter. Mais nous avons besoin de savoir et de connaître ce qui est réellement arrivé, surtout après tant d’années de silence imposé sous la terreur. Nos jeunes et descendants ont besoin de connaître les faits, pour qu’ils ne se répètent plus jamais.

Nous voulons montrer à ceux qui prétendent ignorer leur responsabilité et qui veulent nous faire croire que nos grands-parents se sont retrouvés plongés dans une guerre inévitable, que les deux camps ont eu la même responsabilité et ont commis les mêmes abus et excès.

La guerre civile est provoquée et causée, en juillet 1936, par un coup d’État fasciste, lorsque les militaires commettent l’infamie de porter atteinte à la volonté populaire démocratiquement exprimée, en s’appuyant sur la droite, qui avait perdu les élections, et sur l’aide internationale des puissances militaires de l’Allemagne et de l’Italie fascistes. C’est faux que la guerre était inévitable et ce n’est pas vrai que les deux camps avaient la même responsabilité.

Et c’est faut également que les deux camps ont commis les mêmes excès. On ne peut pas comparer les abus commis par le camp républicain, qui étaient ceux d’un gouvernement faible et dont la défense était organisée par des milices populaires, avec ceux du camp dit national, qui pratiqua dès le début l’extermination que visaient les plus haut dirigeants du pouvoir, y compris la guerre une fois achevée.

Il ne s’agit pas de rouvrir les blessures, mais de découvrir, de connaître et de diffuser les faits qui permettront de récupérer la dignité à toutes les victimes d’une politique d’extermination et de silence postérieur.

Irun, le 18 de juillet 2006.

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