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Article 2.-
Les objectifs de cette Association sont les suivants: LA DÉFENSE DES VALEURS RÉPUBLICAINES ET LA RÉCUPÉRATION DE LA MÉMOIRE HISTORIQUE

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Le 8 et 15 février 2008 "Répression subie par les femmes antifascistes"

Livre 'Ravensbruck, l'enfer des femmes'

Le 8: "Ravensbruck: l'enfer des femmes"

Ravensbrück fut un enfer pour les femmes. Non seulement pour les Juives, mai aussi pour les Républicaines espagnoles (de nombreux Républicains espagnols furent envoyés, par ordre de Franco, aux camps d’extermination nazis), les dissidentes, les allemandes filles de mères célibataires ou de père alcoolique, les lesbiennes et les jeunes filles de la ville qui refusaient de travailler à la campagne.

Près de 92.000 meurtres

Ce fut le plus grand camp de concentration pour femmes de toute l’Europe. Près de 132.000 personnes y furent enfermées, dont 92.000 y moururent. Et c’est dans ce camp que séjourna la seule survivante catalane d’un camp nazi qui vit encore, Neus Català, qui nous offre l’un des treize témoignages recueillis dans le livre "Ravensbrück, l'infern de les dones" (Angle Editorial).

Les treize témoignages que cet ouvrage contient racontent les journées infernales vécues dans le camp, qui débutaient à trois heures du matin, les batailles pour l’utilisation du lavabo (il n’y en avait qu’un seul pour dix mille femmes) et qui était toujours sale, les efforts pour ne pas flancher durant l’inspection (un évanouissement pouvait entraîner la mort immédiate), les coups de bâton des officiers et la fin de la journée, sur un petit pieu, partagé par trois prisonnières. La philosophie du camp était de produire jusqu’à la mort…....

Photo de la conférence

 

 

 

Nous avons compté sur la présence de Simone Chrisostome, survivante du camp de concentration de Ravensbrück, qui, après le documentaire, a raconté ses expériences vécues dans ce camp et a répondu aux questions du public nombreux.

Artícle du Diario Vasco. 08/02/2008

 

 

 

Livre 'Del olvido a la memoria'

Le 15: "De l'oubli à la mémoire: Prisonnières de Franco"

Artícle du Diario Vasco. 15/02/2008

"On leur enfonçait des éclats de bois sous les ongles; ma belle-sœur fut soumise à des chocs électriques sous la plante des pieds et aux mamelons; certaines ont été violées". "Comme ils frappaient d’abord et demandaient après, ils m’ont battue". "Ma petite, on nous a appliqué la peine de mort. Je lui dis: mais, Virtudes, ils te la commuteront!".

Il s’agit d’un extrait des témoignages de dix femmes républicaines, enfermées dans les prisons de Franco, que Tomasa Cuevas, une ex-militante du Parti Communiste, qui a passé plus de 6 ans de sa jeunesse en prison, a enregistré avec un vieux magnétophone caché dans son sac, pour qu’ils ne se perdent pas dans l’oubli.

Le documentaire recrée l’ambiance de la prison de Ségovie et offre des images des années postérieures à la Guerre Civile, lorsqu’un grand nombre de femmes furent conduites, par la Police Politico-Sociale de Franco, à la Direction Générale de la Sécurité. Dans le sous-sol, elles étaient soumises à des interrogatoires d’une grande brutalité, dont elles gardent encore des séquelles. Durant leur séjour en prison, elles se retrouvaient fréquemment dans ces cachots.

"Lorsqu’on nous disait: nous allons procéder aux "diligencias" (démarches), cela voulait dire que la torture allait recommencer", raconte dans le documentaire Maria Salvo, une catalane, née à Sabadell, militante des Jeunesses Socialistes Unifiées, qui a vécut 16 ans en prison, où elle fut torturée et qui, comme conséquence des coups reçus, n’a jamais pu avoir d’enfants

“De l'oubli à la mémoire” décrit la misère et les injustices souffertes par de nombreuses femmes et, en particulier, les femmes détenues qui accouchaient derrière les barreaux. "Les mères entendaient pleurer leurs enfants et les voyaient, mais elles ne pouvaient pas les rejoindre. Ni même quand les enfants étaient malades. Et celle qui venait d’accoucher avait 5 minutes pour donner le sein à son enfant, pas plus", raconte Trinidad Gallego, une sage-femme qui, durant les près de 8 ans qu’elle passa en prison, a assisté à de nombreux accouchements dans différents établissements pénitenciers.

Photo de la conférence
Photo de la conférence

Plus de 100 personnes ont assisté à la projection de ce documentaire, suivi d’un débat.

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